lundi 24 juin 2013

Heureux qui comme Ulisse...Sienne, Florence - Jour 3

Malgré le fait que nous ayons vidé quelques bouteilles de vin sur le toit de l'hôtel, nous sommes d'équerre pour un départ à 8h30. Le temps est nuageux et la météo nous donne des averses pour la journée. On se croise les doigts car nous partons pour Sienne et Florence tout en traversant la Toscane. Le mot «Toscane» apparaît au Xe siècle, venant de l’antique «Tuscia» qui désigna, à partir du IIIe siècle, l’ancien territoire compris entre le Tibre et l’Arno. La Toscane est en Italie centrale et s'étend de la chaîne de montagnes les Apennins et la Méditerrané. Comme il se doit nous goûteront le vin du pays: Le Chianti ou le Brunello. Nous aurons aussi la chance de goûter aux huiles d'olives car la Toscane en est un grand producteur. Si vous rêviez de posséder une petite maison dans ce coin de pays aiguisez bien votre compte de banque. La valeur des maisons a explosé avec l'arrivée de nouveaux acheteurs tel que les artistes ou hommes d'affaires prêt à payer des fortune pour un petit lopin de terrain. C'est une des régions les plus riches d'Europe. Sortant de mes pensées, je m'aperçois que le ciel s'assombrie et que la Toscane se couvre de plus en plus atténuant les couleurs de sa campagne et de ses villages. Malgré tout elle demeure belle et attirante. Quel magnifique cadeau en ce 9 juin, jour de mon anniversaire...oui, la vie est belle.

La première ville sur notre itinéraire est Sienne, ville fondée au Ve  siècle par August et qui compte aujourd'hui quelques 56000 habitants. Elle est célèbre pour son patrimoine artistique et pour sa fameuse course de chevaux sans selle ou s'affrontent deux fois par année autour de la Piazza del Campo, paroisses et quartiers. Dans cette course c'est le cheval qui gagne et non le jockey. C'est pour cette raison qu'une année un cheval a gagné la course sans son jockey qui était tombé sur le parcourt. On trouve aussi à Sienne la plus ancienne banque du monde encore en activité la Monte dei Paschi de Sienne. C'est vraiment en parcourant les rues du vieux quartier que l'on peu vraiment apprécier la beauté des lieux et de sa Cathédrale tout de marbre blanc et noir. Après une visite de la cathédrale et de son musée d'ou nous avions une vue imprenable des toits de la ville et de la campagne Toscane, nous descendons afin de rejoindre le groupe sur la Piazza del Campo.

   Nous reprenons donc la route en après midi pour Florence. Ville de trésors artistiques inestimables et berceau de la Renaissance. La fébrilité est palpable car c'est un des endroits clé du voyage. Un peu d'histoire: Suite aux Premières Croisades, les routes de l'Orient s'ouvrent aux marchands et le nord de l'Italie devient la plaque tournante du commerce entre l'Europe et l'Asie. C'est à ce moment que les villes de Florence et Venise virent leur économie se développer. Qui dit économie, dit marchand, qui dit marchand dit richesse et qui dit richesse dit arts. Un système bancaire est instauré qui crée une monnaie le "Florin" qui devient la devise internationale vers la fin du moyen âge. Une nouvelle classe sociale voit le jour, la bourgeoisie. Les villes italiennes, indépendantes à ce jour, rivalisent autant en cultures, en science ou en arts et dépenses des fortunes pour posséder les plus beaux monuments crée par les plus grands artistes du temps. Voilà pourquoi en quelques mots la Renaissance a pris racine en Toscane avec des répercussions importantes à Venise. Ce n'est que plus tard que la Renaissance s'installera à Rome. En littérature la Renaissance nous a donné des œuvres de Pétrarque et Machiavel ou Da Vincy et Michel-Ange ou encore des travaux architecturaux comme le Duomo de Florence,  la Basilique Saint-Pierre de Rome et plusieurs autres. La fin de la force italienne dans le commerce entre autre fut causé par la découverte de l'Amérique et ces nouvelles routes commerciales.

   Notre arrivée à Florence se fait en fin d'après-midi et après un tour de ville nous prenons possession de nos chambres à l'hôtel AC Firenze. Je vous donne rendez-vous demain pour une visite des rues de Florence qui se fera malheureusement sous la pluie. Bonne nuit!

samedi 22 juin 2013

Heureux qui comme Ulisse...Jour 2 - Rome

Dur, dur le levé à 6h30. Nous descendons déjeuner à 7h00 et avouons que ça ne discute pas très fort dans la salle à dîner. Chacun y va d'un petit geste de la tête en signe de bonjour. Mes appréhensions au sujet des voyages organisés commence un temps soit peu à se dissiper et les deux couples avec qui nous partageons notre petit déjeuner sont fort sympathiques. Nous embarquons donc dans l'autobus vers 7h30. Heureusement pour moi se sera le seul départ aussi tôt.


Nous nous dirigeons vers la Rome antique en traversant un magnifique parc plein de pins parasols. Auparavant nous avions vu la place de Venise et son monument Victo-Emmanue II, magnifique bâtiment blanc, tranchant parmi tous les autres de couleurs beiges et ocre. Les romains l'on baptisé "le Gâteau de mariage" ou "la machine à écrire". N'empêche qu'il est splendide. Puis nous voilà devant la pièce maîtresse de la visite, pour ma part du moins. Le Colisée. Construit en l'an 72 par l'empereur Vespasien sur l'emplacement même d'un lac. Il fut inauguré par son fils Titus en l'an 80. Près de 55000 spectateurs pouvaient y prendre place sur trois niveaux. Son sous-sol était percé de plusieurs couloirs, salles ou cellules ou l'on gardait les prisonniers et les animaux. La partie manquante est due en partie à un tremblement de terre. Par contre beaucoup de pierres et de marbre ont été volées pour construire des ponts et surtout la basilique Saint-Pierre.

Notre visite se continue en direction du Forum. Le Forum était pour ainsi dire le centre politique, financier et judiciaire de la ville. Donc avocats, marchands, prêteurs, mendiants et prostitués vaquaient à leur occupations quotidiennes. Ne répondant plus à une population toujours grandissante, Jules César le fit agrandir en l'an 46. À cette époque si un empereur avait été bon avec son peuple, l'on conservait tout ce qu'il avait construit et accompli. Par contre on démolissait tout si l'empereur avait été dur et mauvais pour son peuple. De nos jours les villes seraient complètement rasées à la fin de chaque mandant d'un gouvernement...fin de l'éditorial.  Le Palatin serait selon la légende l'endroit ou la louve éleva Romulus et Rémus dans une grotte au dessus du Tibre. C'est à cet endroit que fut fondé au IX siècle av. J.-C. un village qui deviendra un jour Rome et c'est pour cette raison que l'endroit était fort recherché et habité par les hommes les plus célèbres de l'époque.

Première déception du voyage. Et oui, il en faut au moins une. Notre visite du Vatican et de la chapelle Sixtine sont cancellé. Notre bon ami "François" le boss des lieux a décidé qu'il fermait la place pour un évènement dont lui seul à le secret. Nous y reviendrons. Notre guide nous fait une suggestion que nous acceptons. Nous prenons donc le métro et nous nous dirigeons vers la piazza di Spagna et la piazza del Popolo. En 1494 le Roi de France Charles VIII acheta les terrain et fit construire la première partie de l'église sise au sommet de l'escalier qui n'était pas là bien sur. Puis en 1620 les espagnoles prennent possession des lieux et la rebaptise de son nom actuel. Aujourd'hui si la place porte toujours ce nom, elle est entretenu par la France. On retrouve aussi sur cette place la Villas Médicis devenu un musée. La place du Peuple fut construite pour permettre une entrée supplémentaire aux marchands venant de la côte Adriatique de pouvoir entrer à Rome.

Après notre retour à l'hôtel nous nous dirigeons vers un restaurant afin de prendre notre souper de bienvenu. Cela se passe sur la terrasse extérieure. Le temps est toujours aussi beau et le souper est accompagné non seulement de vinos, mais aussi de chanteurs et chanteuses lyrics qui nous offre le répertoire italien sous les étoiles. Nous quittons pour l'hôtel fatigués mais content de notre journée. Demain j'ai rendez-vous avec une belles italiennes... Florence. Buona notte!

vendredi 21 juin 2013

Jour 1 - Rome

   Après un vol sans problème nous atterrissons à Rome. L'aéroport est immense et nous suivons allégrement les indications "bagaglio" pour récupérer nos valises. La promenade est longue et nous arrivons enfin à la... navette qui nous conduira à nos bagages. Nous voici donc au carrousel ou un responsable d'Air Transat nous informe que notre guide nous attend à l'extérieur avec l'autobus. Ce fut le premier contact avec les autres membres du groupe. Nous échangeons des saluts de politesse et nous recevons les premières instructions pour la journée. Il est environ 12h45 heure de Rome. Le trajet entre l'aéroport et l'hôtel prend environ 45 minutes ce qui nous permet de voir la banlieue de la ville de même que les styles de constructions et la végétation. La température est très agréable. Le guide nous averti qu'après le dépôt de nos valises à nos chambres nous repartons immédiatement. Stratagème fort brillant pour éviter que les gens ne fassent une sieste et ainsi combattre le décalage horaire.

   Rome a été fondée 700 ans av. J-C par Romulus et Rémus sur une des sept collines qui compose la ville aujourd'hui. La légende veut que les jumeaux ayant été abandonnés sur le Tibre, furent recueillis par une louve qui les aurait nourri et sauvé d'une mort certaine. Les romains ont conquis la majorité des pays qui entour la Méditerranée. Ce fut à son époque la plus grande puissance de la planète. La ville est traversée par le Tibre qui prend sa source dans la chaine de montage Appeninn et se jette dans la mer Tyrrhénienne qui fait partie de la Méditerranée. Voilà pour le côté histoire.

   Notre premier tour de ville nous mène directement dans la Rome antique. Notre premier arrêt est la fontaine de Trévi. Il paraîtrait que le nom vient d'un vendeur de piscines de l'antiquité. Plus sérieusement, on penserait que cette fontaine a toujours fait parti du paysage romaine, sauf qu'elle date du 18e siècle. Elle fut construite sur l'emplacement d'une source: l'Aqua Virgo, l'aqueduc construit en 19 av. J-C et qui alimente toujours la fontaine. La légende veut que si nous lançons une pièce de monnaie par dessus notre épaule dans la fontaine, nos vœux se réaliseront. Par contre si nous lançons deux pièces, nous sommes certain de revenir un jour à Rome. Pas fous ces italiens. Pour ma part n'ayant pas encore dépensé d'euro, j'ai lancé un dollars canadien. J'ai peur de voir ce qui va m'arriver. Puis nous avons vu le Panthéon, temple de tous les dieux, fut érigé en l'an 125 et devin au moyen âge une église. Sa coupole mesure 43 mètres de diamètre et son portique est soutenu pas 16 colonnes de granite. Un des symboles de la ville ou repose la dépouille du peintre Raphaël. Nous continuons notre visite et après une pose sur la Piazza Navone et sa fontaine des Quatre fleuves, nous nous dirigeons vers le restaurant "La Grotta Azura" pour notre premier souper dans la "romantique" ou nous ferons plus ample connaissance avec le groupe. La soirée est magnifique, mais la journée fut fort longue et personne ne se fait prier pour allé se coucher. Le guide nous averti que demain sera une grosse journée et que le levée se fera à... 6h30. Alors à demain.

mardi 18 juin 2013

Heureux qui comme Ulisse a fait un beau voyage.

Nous voici encore une fois sur la route des vacances. Cette année nous allons explorer les chemins d'Italie de Rome à Florence en passant par Pise, pour ensuite monter jusqu'à Venise sur la mer Adriatique. Nous redescendrons sur Sienne, San Marino, petit pays indépendant dans l'enclave italienne. Un peu comme Monaco. Parfaite pour les évasions fiscales. Nous ferons un arrêt à Assise et se sera un retour à Rome pour une nuit. Le lendemain nous nous dirigerons vers Naples, Sorrento ou nous passerons deux nuits et l'île de Capri et se sera un retour à Rome pour le départ vers Montréal.

Comme vous avez pu le constater, je n'ai pu ouvrir mon blogue pendant le voyage lui-même. Première cause, le temps. Nous avions un itinéraire corsé et après les soupers souvent très arrosé, et là je ne parle pas de pluie, il était trop tard pour écrire. Deuxième raison l'autobus. Avez-vous déjà essayez d'écrire dans un autobus, bonne chance. Et enfin la troisième raison, l'internet en Italie ça vaut pas d'la m... mozzarella.

Le départ fut très relaxe, au point ou lorsque que nous sommes monté à bord de l'avion la majorité des passagers étaient déjà à leur place. J'étais certain que le départ était à 23h30 or il était à 22h45. Je venais de comprendre pourquoi il y avait si peu de monde dans le salon d'attente. Comme à l'habitude je n'ais pas dormis. Je me suis donc amusé à deviner parmi les passagers, ceux qui passeraient deux semaines avec nous. Il faut vous dire que j'appréhendais ce premier voyage en groupe. Je craignais les courses effrénées sur les routes italiennes entouré de gens mal commode, chiquant la guenille à la moindre occasion. Pestant contre un chauffeur roulant trop vite. Contre une chambre trop chaude ou trop froide ou contre de la nourriture un peu trop épicée ou pas assez. Des voyageurs en colère par ce qu'il n'y a pas de Jean Coutu et qu'ils ne peuvent pas "pogner" TVA pour écouter Denis Lévesque. Bref, le genre de personne que tu as envi d'accrocher à l'arrière de l'autobus pour les faire sécher. Hé bien, savez-vous quoi? Non, des gens fort sympathiques et d'agréable compagnie. Des gens drôles, intéressés, intéressants et de tous âges. Seule déception, ma fille qui s'était occupé de nos réservations, m'avais promis un guide style Monica Bellucci. Hé bien, savez-vous quoi? Non, notre guide était plutôt du style grand, mince avec une petite barbichette et s'appelait Frédéric Simard un bon québécois vivant en Italie. Mais à sa décharge, j'avoue qu'il était drôle, intéressé et intéressant, tout comme son groupe. Il connaissait bien son sujet et savait comment le transmettre.

C'est de cette façon que notre voyage a commencé. À l'exception d'un peu de pluie à Sienne et à Florence, nous avons eu un temps fort agréable entre 26 et 34 degrés tous les jours. Alors, si ça vous tente, vous pourrez refaire ce voyage sur ce blogue. Je vais tenté de vous raconter tout, un jour à la fois accompagné d'un diaporama de mes plus intéressantes photos. Ciao!

mercredi 29 juin 2011

Jour 13, épilogue


Un an de préparatif, de recherches sur des sites de Paris pour trouver soit des hôtels ou des appartements. Vérifier les disponibilités et les tarifs. Faire des premières sélections par éliminations. Au total six et ce fut Appartements Paris dans lequel nous avion retenu trois lieux. Nous arrêtons notre choix sur un appartement au nord et à huit minutes de l’Arc de Triomphe. Nous sommes en novembre 2010. Les billets d’avion  sont déjà réservés. Donc l’appartement à Paris c’est réglé. Nous commençons les recherches pour la Côte d’Azur. Nous ne voulions pas louer dans une grande ville, mais plutôt dans un village. Notre choix s’arrêta assez rapidement sur Villefranche-sur-Mer. Ce village était situé près des lieux que nous voulions visiter. À quinze minutes de Nice et à trente de Monaco. L’endroit était parfait. Par le plus grand des hasards je tombe sur le site de Riviera Expérience. Mais il s’adresse aux américains qui veulent prendre des cours à l’Institut de français de Villefranche-sur-Mer. Ils ont quatre appartements dans le village et une maison à l’extérieur. Je prends donc une chance et demande des renseignements. La réponse est favorable, ce n’est pas donné, mais on craque pour sa situation face à la mer et pour l’appartement. C’est réglé pour les deux endroits.

En février, un courriel arrive de Paris, l’appartement que nous avions choisi et dont la moitié était payé n’est plus disponible. Le propriétaire veut le récupérer. Déception! L’agence nous offre deux nouveaux choix et j’avoue aujourd’hui que ce fut une bonne chose, car le nouvel appartement est beaucoup mieux situé, dans Saint-Germain-des-Prés avec beaucoup plus d’activités. Nous pouvons passer à autre chose et c’est la réservation des billets de TGV. Car nous avons décidé de prendre le train entre Paris et Nice. Enfin réservation de la voiture et de la chambre à Marseille d’où nous repartirons. Ce fut un plaisir de préparer ce voyage et de visiter virtuellement les endroits que nous allions voir. Plusieurs kilomètres sur «Google Map» afin de vérifier les alentours des appartements et de découvrir des endroits moins connu. Bref un voyage avant le voyage.

Pourquoi Paris? Me diriez-vous. Paris est à mon humble avis parmi les plus belles villes du monde si ce n’est la plus belle. Ses monuments, son architecture, son histoire, ses petits cafés et ses restos lui ont donné ses lettres de noblesse. Nous avions préparé une liste prioritaire de choses à faire et à voir, mais nous avions aussi gardé du temps pour flâner au hasard des rues. Très bonne décision. Les plus grands ont peint Paris et les plus grands l’on aussi chanté. À tout moment on a l’impression qu’un Victor Hugo va s’assoir non loin de vous pour prendre son café et écrire quelques lignes sur une serviette ou qu’un Gauguin ou un Cézanne gribouille un dessin qui deviendra une toile célèbre. Paris c’est ça. Paris c’est aussi ses petites rues, ses boîtes de Jazz et ses théâtres. Paris c’est aussi la Seine, dans laquelle se mirent les belles dames de métal ou de pierre, mais aussi de chaire. Et si vous tendez l’oreille vous entendrez peut-être Piaf ou Aznavour. Qui sait, avec un peu d’imagination.

Pour ce qui est de la Côte d’Azur, nous voulions un endroit avec du soleil, la mer et le un ciel bleu et nous l’avons trouvé. Un magnifique petit village accroché à la montagne avec les pieds dans l’eau. Les différentes époques, médiévale, moyen âge et XIXe siècle se côtoient de façon équilibré. Ses couleurs pastelles se mélangent au bleu azur du ciel et au bleu de la Méditerranée dans une aquarelle douce et chaude. Ses odeurs du sud, son accent et surtout le calme des gens qui l’habitent. C’est le pays de la Lavande et du romarin, du rosée et du pastisse. C’est le pays de Marius et Fanny et de la pétanque. C’est surtout le pays du soleil. C’est aussi le pays de Marcel Pagnol qui nous a fait connaître ce coin de pays et qui disait : «De mourir, ça ne me fait rien. Mais ça me fait de la peine de quitter la vie.» Et moi je vous dirais avec l’accent: «De mourir, ça ne me fait rien. Mais ça me fait de la peine de finir ce voyage

mardi 28 juin 2011

Villefranche, jour 12


Aujourd’hui comme à l’habitude, l’ouverture du rideau métallique qui bloc le soleil, ne nous réserve aucune surprise. Le temps est magnifique. Nous décidons de rester dans le village et de profiter du temps qu’il nous reste pour aller à la plage et parcourir encore ce village. Les gens commencent à arriver à la plage vers 8h30 et comme tous les jours c’est un va et viens qui va durer jusqu’à 22h30. Nous allons petit-déjeuner au Point Kom non loin de l’appartement.

Je vous ais déjà parlé des gens de Villefranche, je vais vous parler un peu du village lui-même. C’est un lieu splendide. On arrive par le haut du village, plus XIXe siècle. Puis on descend vers la mer et nous passons près de la forteresse que nous n’avons pas eu le temps de visiter. Nous arrivons enfin sur la rue du quai. Le seul mot que je trouve à ce moment là, c’est Ouf! À notre droite la mer et ses nombreux voiliers, ses petites barques et à l’entrée de la baie un magnifique bateau de croisière dont la blancheur tranche avec le bleu du ciel et le bleu de la mer. Comme un trait d’union qui réunirait deux des plus belles choses de la Côte d’Azur. À gauche des couleurs pastelles attirent notre regard. C’est les maisons : des roses, des bleues, des oranges et des jaunes avec à leur rez-de-chaussée des restaurants et leur terrasse. On nous klaxonne, sans nous en apercevoir nous sommes presque arrêtés. Nous continuons et nous voyons des escaliers qui nous permettrons de monter à travers ces maisons qui déjà nous séduisent. La plage apparaît au bout de la rue. Une immense plage qui fait presque la moitié de la rade. À ce moment là, nous savions déjà que village nous manquerait lorsque nous partirons six jours plus tard.

Lors de notre installation, la propriétaire veut me montrer les fonctions de la télévision. Je lui dis alors : Qui a vraiment besoin d’une télé  lorsque que tu as une fenêtre de 7 pieds sur 4 ouverte sur la Méditerranée? Nous commençons donc notre visite et empruntons un des escaliers. En passant la première arche, c’est comme si nous reculions dans le temps et la première rue en est une de l’époque médiévale. Fascinante. C’est frais et sombre. Nous continuons notre ascension jusqu’à la rue suivante. Plus vivante et moyenâgeuse. Ah! Une pâtisserie-boulangerie. Je souris et je hume les parfums qui assurément vont se retrouver tôt ou tard dans mon assiette. Des restaurants, ou tôt ou tard je vais me retrouver devant leurs assiettes et des boutiques. Avant de reprendre notre montée, on se retourne et un magnifique tableau crée par l’union de l’homme et la nature nous apparaît. Un escalier, une arche médiévale et à travers elle, la Méditerranée. On ne dit rien, on regarde. Après quelques instants nous continuons notre montée. Je comprends pourquoi les gens qui vivent ici ne sont pas pressés, on ne peu pas courir il faut monter et surtout monter doucement, sinon vous n’arrivez pas en haut. Nous arrivons dans un secteur plus résidentielle et sur la place de l’église avec en son centre un très beau platane. (Arbre avec de larges feuilles dont l’écorce mince et lisse se détache par plaque). Nous montons le dernier escalier et nous arrivons dans le village plus récent (XIXe siècle) avec sa vie au quotidien et ses vrais résidents du village. Nous amorçons notre descente, beaucoup plus facile en sachant fort bien que nous allons revenir, car il y a plusieurs rue et ruelles à visiter.

Nous revenons vers l’appartement en longeant le quai et en se demandant sur qu’elle terrasse nous allons manger un peu plus tard : le Corsaire, le Trastevere, l’Oursin Bleu, la Mère Germaine ou un autre. Notre entrée est située à l’arrière et nous y accédons par, ben oui, un escalier. Un escalier bordé de fleurs qui parfume notre petite ascension. En entrant nous activons le rideau métallique qui monte tranquillement. Tient! Un autre bateau de croisière. Non, je ne changerais pas de poste de la semaine. Bonne lecture ;o)x  Mais c’est quoi cette ombre sur le muret du quai. Je me penche. Je savais qu’elle arriverait. Elle est là sous notre fenêtre… c'est notre dernière journée.

lundi 27 juin 2011

Villefranche-sur-Mer, jour 11


«Il était une fois un vieux village de belles pierres.
Il avait la forme d’un  bateau.
En Provençal, il s’appelait Sant Paou»
André Verdet

Un autre village qui figurait dans les choses à voir absolument était le village de Saint-Paul-de-Vence. Ce dernier est la preuve que la nature et l’homme peuvent faire de très belles choses. Après la chute de l’Empire romain, la Provence subira plusieurs invasions barbares. Cette insécurité forcera les paysans à se regrouper sur les hauteurs et qui donnera le nom de «villages perchés» à de nombreux endroits.

C’est au XI siècle que Saint-Paul vit officiellement le jour et c’est en 1482 qu’il devient français. Une légende voudrait que la Reine Jeanne 1ère aurait eu une aventure amoureuse avec un page. Un jour qu’elle alla à sa rencontre, elle le trouva poignardé. On dit que depuis ce temps éloigné, l’endroit serait fleuri d’aubépines rouges. Effectivement il y a énormément d’aubépines rouge sur le site du village.

Sa couleur et sa luminosité ont attiré de nombreux artistes. Surtout des peintres. À une certaine époque Saint-Paul accueille des artistes illustres tel que Matisse, Renoir et Modigliani. Aujourd’hui encore de nombreuses galeries d’art ont pignon sur rue. Le cinéma aussi est attiré par ses charmes. Yves Montant, Lino Ventura, Romy Schneider, Roger Moore et Tony Curtis pour nommer que ceux-là.

Je vous l’ais déjà dit, il faut être en forme pour visiter ces villages de montagnes aux ruelles montantes et tortueuses, mais tellement pleine d’histoire. C’est l’heure de l’apéro et nous nous installons sur la terrasse d’un bistro, sur la place du village ou se déroule une partie de pétanque. Sport national du sud de la France. Bien installé sous les platanes, nous espérons une bonne engeullade, à savoir qu’elle boule serait la plus près du cochonnet. Mais se sera pour une prochaine fois. Et nous n’avons pas entendu la célèbre phrase : Alors! Tu tire ou tu pointe?

Cette fois-ci nous avons encore utilisé le train et l’autobus pour se rendre au Village. Sauf que l’Office du tourisme nous avait dit : À la sortie de la gare de Cagne-sur-Mer vous prenez l’autobus 400. «Pas plus dure que ça». L’autobus venant de passer il nous fallait attendre une heure avant le prochain. Enfin il arrive. Je m’informe tout de même au chauffeur si c’est le bon autobus. «Ben non! Le 400 pour Saint-Paul, il faut le prendre de l’autre côté de la rue». Bref après une autre demie heure de «patience» l’autobus arrive et nous partons enfin vers ce village qui lui, sera bien au rendez-vous et nous attendra bien assis sur son rocher. De retour à notre oasis, je regarde par cette large fenêtre et j’aperçois au large nos derniers jours de vacances. Encore ce soir lors de notre promenade sur le quai, nous allons étirer le temps…

André Verdet : Poète, peintre, sculpteur et céramiste français, mort à Saint-Paul-de-Vence en 2004.